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Qu'est donc Ocarina ?

Ocarina a été conçu pour permettre de créer le plus facilement possible des tests automatisés via navigateur web, en laissant un contrôle total à son utilisateur.

Encore un !

Eux

La plupart des frameworks de test ont été conçus dans un monde où la barrière entre "ceux qui codent" et "ceux qui définissent les tests" était réelle et structurelle.

Robot Framework, a essayé de la contourner avec un DSL (Domain Specific Language), incluant leur propre format et leur propre écosystème de plugins. Ainsi, RF impose de-facto ses propres standards : c'est le coût immédiat de sa promesse.

De la même sorte, Cucumber a essayé avec le Gherkin : un langage "naturel" qui, en pratique, contraint tout le monde sans vraiment libérer personne. Coût : couche de traduction permanente, désynchronisation Gherkin/code.

Tous ont parié sur la même chose : masquer la complexité pour réconcilier les profils.
Résultat : les non-techniques restent spectateurs, et les techniques se retrouvent prisonniers d'un outil qu'ils n'auraient jamais choisi.

Le coût le plus important est un nivellement par le bas, la réduction des options et une "flexibilité" qui s'obtient en se battant contre des outils plutôt que d'utiliser des solutions.

Illustration d'enfants qui jouent avec une pelotte de nœuds en tirant chacun sur une corde, chacun brandissant un drapeau de sa "SOLUTION"

Rien ne sert que chacun tire sur la corde qu'on lui tend si, au centre, il n'y a qu'un nœud gordien.

Nous

Illustration d'un personnage décontracté qui joue simplement de l'ocarina dans son propre cadre, peu importe le chaos ambiant, l'ocarina dans une main et une fleur dans l'autre

Mieux vaut être seul que mal accompagné.

Ocarina parie sur le contraire : cette barrière va disparaître. Il s'agit d'un non-débat sur lequel tout le monde s'est construit un nœud autour du cou. Outils honteusement compliqués, vendus comme "solutions". Impact : désastre opérationnel dès lors que l'on a un besoin qui ne peut pas s'exprimer dans un "cadre" qui n'est PAS réellement générique.

Et le pire : toutes ces technologies continueront d'évoluer dans ce sens. AUCUNE d'entre elle ne prendra ce shift, puisqu'il s'agit d'un changement de paradigme et d'un retour aux fondamentaux qui contredit totalement leur proposition de valeur.

Pourtant, ce qu'il nous reste à présent, c'est le besoin d'un code de test lisible, traçable et flexible, sous sa forme la plus brute.

Avec l'IA, et des outils comme Claude Code, ce pari devient chaque jour plus solide.
Le pont entre techniques et non-techniques n'est plus une couche d'abstraction.

C'est l'IA elle-même. IA qui travaille sur de la donnée brute.

Le problème culturel

Il y a un autre angle mort, rarement nommé : la méthodologie.

ISTQB, où es-tu ?

L'ISTQB et les testeurs professionnels ont construit, depuis des décennies, un vocabulaire précis et éprouvé : cycles de test, campagnes, suites de test, cas de test, pas de test. Une hiérarchie claire, pensée pour organiser, tracer et piloter la qualité logicielle.

Les outils automatisés, eux, ont largement ignoré cet héritage.

pytest, Jest, Mocha... tous sont un mix hybride où les testeurs doivent apprendre à penser comme des développeurs, et où personne ne parle vraiment la même langue.

Illustration de deux camps n'arrivant pas à se comprendre tout en croyant parler la même langue

Cette "méthode des deux langues" est un échec.

Retour aux fondamentaux

Ocarina ne fait pas ce compromis.

Sa structure est modélisée directement et exclusivement sur la méthodologie des testeurs. Chaque concept du code correspond à un concept métier du test. Pas d'emprunt, pas de détournement, pas de "ça ressemble à peu près à".

Et parce qu'Ocarina prend ce pari jusqu'au bout : il est entièrement autonome. Pas de plugin pytest. Pas d'intégration forcée à un écosystème tiers. Ocarina est batteries-included, il n'a besoin de rien d'autre pour fonctionner et c'est un choix délibéré.

Le vrai point de douleur

De la "créativité"

Tout le monde s'acharne sur le comment : des interfaces, des abstractions, de "jolis" DSLs.
Pendant ce temps, le pourquoi disparaît.

Ocarina fait le choix inverse.

Toute sa conception ainsi que tout son livre sacré, sont focalisés sur le pourquoi, sur de réels problèmes.
Pas sur une abstraction à utiliser "comme on aime".

Pour le comment ?
La réponse est simple : Ocarina est dense, immédiatement opérationnel et strict. Pensé pour que les humains ainsi que les LLMs en comprennent le cœur et l'usage sans friction.

Que dit la science ?

Ici, tout repose sur des fondations statiques :

  • typage,
  • generics,
  • programmation fonctionnelle.

Ocarina rend son mésusage difficile par conception : le compilateur fait foi.

Illustration d'un personnage en état de plénitude grâce à une transe algébrique

Juste de l'algèbre.

📖 Le mot "algèbre" vient de l'arabe الجبر (al-jabr), qui signifie "la réunion des parties brisées" ou "la réduction des fractures".

La plupart des outils partent de la grammaire humaine pour soi-disant "formaliser".
Puis, on réalise qu'une machine ne peut pas la lire telle quelle.
Alors, on empile les "adaptateurs".

Nous n'appelons pas ça de la formalisation mais des vues de l'esprit.

Ocarina fait évidemment l'inverse.
C'est ce qui rend Ocarina stable et extensible à la fois.

Vision

Grammaire souveraine

Et si déléguer sa grammaire à des "standards" n'avait jamais été une bonne idée ?

Le vrai hiatus du test E2E n'est pas d'imposer la "meilleure" novlangue.
Réponse simple : Ocarina est extensible.

On y crée les verbes et conjonctions que l'on veut, le tout régi par des règles strictes qui poussent l'ensemble à rester profondément cohérent.

Il reste alors à garantir la traçabilité et la robustesse.

Né sur le terrain

Dans Ocarina, chaque étape est observable.
Le chemin d'erreur est explicite. Le rapport de test émerge naturellement du code.

Pas de surarchitecture. Pas de dépendances inutiles.
Juste quelque chose de petit, lisible, et qui tient dans le temps.

Le plus fort, c'est qu'Ocarina n'invente rien : Ocarina en revient aux fondamentaux.

Adoption

Pour les scénarios les plus extrêmes : Ocarina n'a pas besoin d'être installé.
Il se copie, s'adapte, et tourne.
Pas de dépendance à auditer.

Pour les équipes bloquées par des politiques de sécurité : le code est petit, auditable en une après-midi. Rien de caché. Les seules dépendances externes sont dans les plugins post-exécution et si l'une d'elles ne passe pas, elle se retire sans que le reste ne casse.

En pratique, un consultant peut arriver chez un client avec Ocarina dans sa poche, presque sans demander la permission à personne.

Illustration d'un personnage qui est enfin libre après une longue période de contraintes aberrantes

Ce ne sont pas les hommes qui fatiguent, mais les vieilles ficelles qui les usent.

Et c'est aussi pour ces raisons qu'il existe : pour rendre aux testeurs leur indépendance.
Le tout avec un bijou de synthèse.

Игорь Казанова