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Premiers retours

Dès ses débuts, Ocarina a été présenté discrètement à des professionnels du milieu, de tous horizons.

Premiers griefs

La première "critique" a souvent été la même : "Tu te vantes de quelque chose qui est très simple."

Certains s'en sont arrêtés là.
D'autres ont voulu aller plus loin : essayer d'expliquer ce qu'était, selon eux, la "vraie complexité".

Mais aucun d'entre eux n'aurait été capable de réaliser la même chose.

Le plus amusant, c'est que je n'ai pas eu besoin de parler de complexité moi-même, mais juste de présenter quelques scénarios de test écrits avec Ocarina pour que cette réaction émerge immédiatement.

Ce n'est que l'expression du conditionnement opérant de 99% des personnes de notre industrie.

Illustration d'un ingénieur mojo qui adore montrer à quel point il contribue à rendre indémontable une énorme machine incompréhensible

Encore ajouter un rouage de plus à une machine incompréhensible semble être le fétichisme de beaucoup d'ingénieurs Mojo.

Pour ceux-là, il a suffi d'ouvrir le capot.

Premièrement : il ne s'agit pas de se vanter.
Ocarina n'est pas fruit de vantardise, contrairement à ce que beaucoup "d'ingénieurs" produisent. Il est le simple fruit de ce qui émerge naturellement.

Le narcissisme s'exprime à travers le fait de tout rendre honteusement compliqué dans l'unique but de dominer. Pas à travers l'acquisition de compétences et la simplification des process, puisque la finalité est le dysfonctionnement total : le chaos.

C'est aussi à ça que l'on reconnaît les narcissiques rapidement dans un casino : plus une machine brille, plus elle semble "compliquée", plus un narcissique va vouloir s'y asseoir et montrer qu'il est "plus intelligent que la machine".

On les reconnaît aussi face à leur intolérance à l'échec. Ils veulent systématiquement montrer à quel point, EUX, ont "pensé à tout".

Jamais de rouge avec un narcissique, que du vert, que du "prêt à partir en production".

Les conséquences sont dramatiques en plus d'être radicalement opposées à ce qui est l'état d'esprit du test logiciel : le narcissisme n'apporte rien de bon dans ce domaine.

De toute manière, il n'apporte strictement rien de bon nulle part : il n'apporte rien si ce n'est l'enfer sur terre.

Ocarina est radicalement opposé à ces phénomènes.

Complexité ostentatoire

La vraie complexité ne se montre pas, elle se ressent.
Dans la stabilité, dans l'extensibilité, dans ce qui ne casse pas.

Il n'y a aucune valeur ajoutée à créer quelque chose d'horriblement compliqué à utiliser, si ce n'est démontrer que c'est compliqué. Personne ne demande ça.

Il y a un sérieux problème dans notre industrie avec la considération que l'on a pour la complexité comme gage de sérieux.

Cette complexité est là pour "impressionner ses pairs", et n'apporte rien si ce n'est un dépassement de soi dans le manque d'intelligence.
Se surpasser dans la mauvaise direction est pire encore que la médiocrité ordinaire et là est bien le seul "exploit" à y voir : félicitations, vous êtes bien arrivés au sommet de la pyramide de la connerie où il n'existe plus aucune remise en question !

C'est aussi pour cette raison que KISS (Keep it simple, stupid) est si mal compris dans l'industrie : beaucoup imaginent que "simple" signifie "peu élaboré".
Difficile de moins bien comprendre une théorie.
On se retrouve donc avec le pire des deux mondes.

Comment peut-on prétendre pouvoir être productif de cette manière ? Sérieusement ?

Vous. Ne. Savez. Même pas. Ce que. "Clean code". Veut. Réellement. DIRE.
Vous n'avez même pas essayé d'en faire !

Philosophie

KISS

KISS est au cœur d'Ocarina.

Et si, en lisant un premier scénario de test, la réaction est "c'est super simple", il est dommage de penser le faire sur le ton de la critique : c'est exactement le compliment recherché.
Merci.

Pour en arriver là, la question n'a jamais été de "briller" plus que les autres.
Il ne s'agit d'ailleurs pas d'un réel challenge.
La question a juste été : de quoi ai-je réellement besoin ?

Certains confrères ont eu d'autres idées, quant à elles assez "créatives" :

  • Tordre l'implémentation de ROP (Railway Oriented Programming) d'Ocarina jusqu'à lui en faire perdre tout son sens, puisqu'ils ne savaient même pas ce que signifie ROP,
  • Inclure des "hooks" et autres "techniques de ninja" en plein milieu des pas de test,
  • Abandonner le typage,
  • Tout réécrire en Rust pour la "performance",
  • M'imposer leur incompréhension de l'évaluation paresseuse et de l'IoC comme des vérités absolues,
  • "M'expliquer" ce que sont la programmation impérative et déclarative en racontant n'importe quoi,
  • Me "parler" d'event-driven programming, toujours en racontant n'importe quoi,
  • Et pire que tout, me parler d'une horrifiante théorie d'"orienté objet déclaratif",
  • Etc.

Même un envers qui j'avais beaucoup de respect jusqu'alors a commencé à me casser les couilles.
Il pensait avoir des choses à m'apprendre, commençait à être hautain, à me dire "ce qu'il manquait" d'un ton désagréable, alors que l'intégralité de ce dont il parlait était non seulement sur la roadmap bien qu'encore bien masqué stratégiquement, mais en plus en allant plus loin que tout ce qu'il pourrait s'imaginer.

Moi, je ne disais rien, je restais silencieux après avoir envoyé le repo.
Lui, immédiatement, il "savait tout" mieux que tout le monde.

C'est quoi être "disruptif"

Bah là je fais le YC et mon client c'est IBM.

Oui et moi je connais la reine d'Angleterre.

Je vous ai déjà parlé des yakuzas ?

J'ai fait une grande école et depuis j'apprends plus rien.

D'accord : moi je vais te citer la devise du premier groupe d'hackers indonésiens auquel j'avais été exposé dès mon enfance : "We Can Do All What You Can't Do".
Je suis le bug dont tu ne pourras jamais te débarrasser.

Et moi je ne suis pas là pour le prestige. Ni même pour le profit.
Je suis là pour notre communauté.

In the Lulzboat, salute, bitch, and show some respect.

TOI, tu aurais été ce lamer, ce gamin qui aurait juste voulu frimer et lancer des PoC trouvés sur Exploit-DB depuis ta chambre comme un rookie. Pour te montrer, pour t'exhiber, pour nous faire voir à quel point tu es in. MOI, je suis ce gamin qui a tout absorbé, et qui a grandi avec ça.

Putains de skids.
Putains de normies !

Voilà qui nous sommes : de Zone-H à une vie rangée.
Des chiottes souterrains d'internet à une vie où l'on arrive à se rendre utile discrètement.
Tu n'aurais jamais survécu à des choses pareilles.

De l'Enfer à là où nous en sommes aujourd'hui.
Sauvés par la Recherche, par de belles valeurs, par le travail ingrat. Pas celui qui fait briller. Celui transmis par ceux qui savent détecter un potentiel et le sauver avant qu'il ne soit trop tard.

PERSONNE ne nous a sauvés, on s'est sauvé SEUL.
Grâce à ce que dit la SCIENCE.

Nous aurions pu être assoiffés de sang, à la place nous sommes devenus assoiffés de compétences. Nous sommes des gens qui ont dédié leur vie à ces écrans, à cette science, pendant que tu harcelais des ados dans des chats sur Dota ou que tu foutais on ne sait trop quoi, à toujours t'exhiber, toujours montrer que tu es le plus beau, le plus fort, le plus intelligent, le plus dominant.

Nous, nous sommes des attardés, mais nous resterons en ligne jusqu'au bout !

Nous sommes une vraie FAMILLE !
Et nous ne dormons JAMAIS !

"C'est complètement autistique."
"Tu n'en feras jamais rien."
"Tu es fou."
"C'est complètement con ce que tu fais."
"En fait ce que tu écris ça n'a aucun sens."

THE FUCK YOU THINK THIS IS?
You HOLLOW!
YOU HOLLOW, YOU UNDERSTAND ME?
YOU'RE WORTHLESS, YOU'RE FUCKING TRASH!

(btw: RIP, DG descendant...)


ON VA TE REMPLACER ET TU RETOURNERAS HARCELER TES PAIRS SUR DOTA ET TE BRANLER SUR DES MACROS VBA COMME UNE MERDE !
PUTAIN D'INCOMPÉTENT QUI NOUS EMMERDE !
PUTAIN DE PARASITE !
PUTAIN D'INCAPABLE !
YOU FUCKED WITH US!


Incorruptibles

Ma réponse sera complétée d'une citation de David Heinemeier Hansson (DHH) : "Fuck You".

Oui. Vraiment : Fuck You. Pas compliqué.
Je ne VEUX PAS programmer de cette "manière" et je suis le PROPRIÉTAIRE d'Ocarina.

Transmettre Ocarina, c'est transmettre une voiture dont j'ai fait tout l'entretien moi-même, pour moi-même, donc très précautionneusement. En revanche, elle est et restera transmise telle quelle. C'est ma voiture.

J'y ai canalisé toute ma colère, pour y mettre tout mon amour.

Ocarina a une direction.
Ceux qui souhaitent l'emmener ailleurs avec leurs vues de l'esprit sont libres d'en faire un fork et de ne jamais me contacter.

Contribuer à un projet open source parce que c'est "stylé" est une vision totalement immature et la tolérance à ce phénomène crée des ravages.
Aucun réel contributeur ne le fait pour le "fun" mais par harmonisation des égoïsmes.

Ocarina n'est pas et ne sera JAMAIS une solution pontifiante.
Ocarina est et RESTERA une solution pour résoudre des problèmes concrets.

En cas de désaccord, un retour sur r/unixporn s'impose, chacun chez soi. ✈️

Première interaction pertinente

Un professionnel ayant vraiment examiné la structure du projet a réagi : "Ça ressemble à un de mes anciens projets Selenium, et je n'avais pas aimé ça". C'est ce retour qui tombe pile dans ce qu'Ocarina cherche à résoudre.

Son réflexe a été d'associer POM à Selenium. Compréhensible.
Mais POM est applicable avec n'importe quelle technologie.
Est-ce que c'est "old school" ? Absolument. Et alors ?

En échangeant sur ses frustrations, il a découvert comment Ocarina y répond : "Ah ? C'est tout ?", mais cette fois avec respect. Lui, a reconnu qu'il était bon d'arrêter de vouloir être le plus malin. Car passé un certain stade, c'est ce qui tue un projet.

La VRAIE entraide

Plutôt que de vouloir "faire des trucs de geeks", Ocarina propose de résoudre de petits problèmes sans en créer de plus importants.
La conclusion qui en a été tirée est : "Ocarina est pratique".
C'est le but d'Ocarina : sa praticité.

C'est dans cette ambiance que l'on travaille ensemble.
Il ne suffit que de ça pour commencer à partager la philosophie autour d'Ocarina.

Pas besoin d'être un hacker, pas besoin d'avoir autant souffert.
C'est un outil que l'on donne, pour les passionnés, les vrais passionnés.

Pour ceux qui ont envie de construire et non pas de détruire.
Pour les personnes saines, cultivées, qui savent qui ils sont.

Pour des gens comme nous, dans le fond.
Pour une fois, serrons-nous les coudes.

Loin de ceux qui ont pillé ce que nous étions.

Pourquoi pas Playwright ?

Son second retour : "Pourquoi pas Playwright ?".

Tout aussi pertinent.
Ocarina est agnostique, donc c'est un simple branchement différent à faire.
Une seule contrainte : Ocarina ne supporte pas async/await et ne le fera jamais.

Sécession

Aujourd'hui les gens lancent des projets comme on descend de chez soi acheter un paquet de clopes.
Ils essaient, parce que c'est "branché". Alors, ils se copient tous entre eux, se prennent tous des abonnements entre eux pour gonfler mutuellement leurs chiffres et dégonfler leurs taux de litige Stripe.

Ils se croient malins : la réalité est que tout VC, tout LP, tout le monde, en est bien conscient et chacun tient son rôle dans un jeu de dupes.

Mais il y a quelque chose qu'ils ne comprendront jamais. C'est qu'ils n'ont rien "d'underground" et ne sont que des gamins en crise d'identité. Des enfants à qui on a gentiment troqué leurs crayons de couleur contre Powerpoint.

Leçon à ces amateurs : n'importe quel projet "cutting-edge", quel qu'il soit, démarre d'un pamphlet, est identitaire et passe par une étape de réel anti-marketing. Mais comme vous avez peur de faire honte à votre maman, vous n'y passez jamais.

Quant à moi, je n'ai rien à perdre en termes de réputation puisqu'il n'y a pas de réputation à construire sous ce nom. Uniquement un message à livrer, tel qu'il est, sans filtre.


Il est l'heure de botter le cul de toutes vos presses Juicero.
Avec ce sourire en coin, celui de ceux qui sont enfin parvenus à avoir de quoi dire STOP.

L'informatique est ce qui nous a redonné le sourire dans nos vies, pas ce qui nous a persécuté à travers des soi-disant "patterns" tous plus idiots et inaccessibles les uns que les autres.

Vous pensiez que l'informatique allait mourir ?
Et bien non.

Anti No-Code

Le code est une donnée brute. Auditable. Consultable. Une boîte blanche.
Très exactement ce avec quoi l'IA sait travailler depuis ses débuts.

Dans nos silos, on y avait déjà goûté, avant même IntelliCode (2018). Dès 2013 de notre côté : un plugin Emacs (ouch) privé créé par l'un de nos savants fous, R. Personne ne comprenait son niveau en reverse engineering, ni sa concision. De même dans les autres domaines, à vrai dire, il n'était mauvais nulle part et avait une capacité extraordinaire à toujours écrire exactement ce qu'il fallait écrire.

Fin d'un mythe : il avait sa propre autocomplétion et auto-review IA. En 2013.

Il rejetait la majorité du code généré, mais disait ceci : "Ça ne me dérange pas de supprimer 15 000 lignes si ça m'évite d'en écrire 1000 moi-même."

Dès 2013, l'enjeu n'était plus d'être des imbéciles de "codeurs".
Mais de se cultiver pour savoir comment une machine inspirée de notre raisonnement nous aiderait à nous démarquer de toute cette POO nauséabonde et vouée à mourir.

Mais la POO "savante" ne sera ni la première ni la dernière morte au combat.
L'informatique évolue majoritairement dans un seul sens : qui choisirait librement d'utiliser Windows 95 aujourd'hui ?

Pourtant, λ-calcul (1930) est si puissant qu'il revient sur le devant de la scène aujourd'hui, tout comme l'IA (première formalisation du neurone artificiel en 1943, McCulloch & Pitts).
Extraordinaire dans l'Histoire de l'IT.

Les dernières avancées en IA ont rebattu les cartes du SaaS qui ne sert qu'à masquer la complexité. Les SaaS profondément utiles, pas les énièmes agrégateurs de cette "transformation numérique" pompeuse, sont toujours du bon côté de l'Histoire. Aussi moches soient-ils.

Des entreprises comme celles de l'écosystème Prisma ou Vercel investissent ~200$ de tokens par vendor dont elles se séparent. Un week-end de vibe coding, et elles disent adieu aux SaaS aux mille fonctionnalités, trop chers, trop inertes, au profit du développement interne et du retour à la donnée brute.

Décembre 2025 : Lee Robinson, ex-Vercel, figure des dernières présentations Next.js et Turborepo entre autres, annonce qu'il se débarrasse de Sanity, le CMS jusqu'alors utilisé chez Cursor. Au profit d'un retour à de la donnée brute, à de simples fichiers Markdown. Quelques tokens, du vibe coding bien exécuté. Merci, au revoir.


Code is Law. Le code se substitue à la Loi. Lessig, 1999, un cri d'alerte.
Puis repris par Ethereum, 2015, à l'inverse comme idéal politique. Une belle avancée, portée par ces monnaies forgées de la factorisation des nombres.

Anti dévs

2016 : hack de The DAO, fonds d'investissement décentralisé sur $ETH.
Pourquoi ?

Des bugs. Des satanés bugs, à cause de satanés dévs.

Retour idéologique de quasi 20 ans en arrière. Le contre-pouvoir avait fait le choix paresseux de "ne pas comprendre", même choix qui a permis à une bande de nuls de passer inaperçue.

C'est pourtant simple : contrairement aux Chercheurs, les ingénieurs et leurs amis d'école de commerce s'appuient sur des vues de l'esprit.
Les écoles les plus "prestigieuses" leur ont appris une chose : faire passer le melon pour de "l'ingénierie", là où ceux qui savent qualifient ce travail d'astrologie de la programmation.

Anti startup nations

Et à nouveau ce débat de cheveux gris sur la "gouvernance démocratique du code".
Mais qui y participe ?

Des RH ?
Des PDG ?
Des avant-ventes ?

2022 : ChatGPT. Mais, trois ans plus tard, des startupers persistent à vendre du No-Code "augmenté par l'IA". Du cash burn dans un espoir d'anomalie de marché, rien d'autre. L'alpha des investisseurs, autrement dit leur casino.

On ne citera personne, d'autant que leurs résultats sont attendus pour T2 2026.
Disons juste que sur la base de l'analyse fondamentale, ce pari n'a aucun sens. Il n'est pour autant pas nécessaire de leur interdire de vivre. Ce ne serait ni la première boîte que l'on verrait lamentablement échouer, ni la dernière que l'on verrait réussir avec stupéfaction.

Toujours est-il que le code est ce que l'on a de plus souverain, et qu'une promesse de valeur consistant à nous le retirer nous fait nous pincer le nez.
Le vrai problème, ce sont les dévs qu'on laisse taper sur leurs claviers sans savoir ce qu'ils font, comme des singes savants. Aujourd'hui Claude Code exécute mieux que 99% d'entre eux, et ils crient. Les chiens aboient, la caravane passe.

La vraie valeur ajoutée humaine n'a jamais été aussi clairement désignée : le bon goût et le sens des responsabilités, qualités dont sont précisément dépourvus ces "professionnels" qui nous noient dans des "idéologies" entières, tout comme ceux qui vendent ce à quoi ils ne comprennent rien.

Anti hype

Ce même décembre 2025, cette startup dont le nom sera tu était présentée dans certains médias comme "le test IA No-Code qui ridiculise Selenium et fait trembler BrowserStack". Rien que ça. Bonne chance à eux, l'entrepreneuriat est un monde de paris et d'aléatoire, où les meilleures idées arrivent au cimetière tout autant que les plus farfelues. L'analyse fondamentale s'y fait régulièrement dépasser.

Pour autant, rien de cela ne coupera Ocarina d'une vision qui se développe depuis plus de 15 ans, loin de l'arrogance de tous ces enfants de la hype.

Quoi qu'il advienne, nous leur souhaitons tout de même de s'éviter une humiliation aussi fulgurante que celle du founder de Cluely en cas d'échec et les invitons à reconsidérer leur arrogance.

Le CEO de Cluely, Roy Lee admet avoir publiquement menti à propos des revenus de sa startup l'année passée. Krishman Rohit rappelle alors que depuis le tout début, leur proposition de valeur, c'était la fraude

Le CEO de Cluely, Roy Lee, admet avoir publiquement menti à propos des revenus de sa startup l'année passée. Krishman Rohit rappelle alors que depuis le tout début, leur proposition de valeur, c'était la fraude.


Aujourd'hui, le défi d'être le plus gros menteur devient de moins en moins rentable.
Et n'en soyons que bien-portants. De nouveau, avec l'IA, ce maillon qu'il manquait cruellement, crions-le, aussi fort que l'on criait "HACK THE PLANET" en 99 : CODE IS LAW.

Anti slipologues

Pendant trop longtemps, l'informatique a été prise en otage par une minorité, un "1%", qui a cru bon de la transformer en terrain de jeux pour initiés : "trucs de geeks", "techniques de ninjas", "orienté objet". Le verdict est sans appel : ça ne tient pas, ou alors très mal.

Ce que l'on pensait depuis les années 1930, depuis l'invention du λ-calcul, est enfin scalable à l'échelle que l'on aurait toujours voulu lui donner.
N'a-t-on jamais connu une si belle formalisation avec une telle paternité dans l'Histoire de notre industrie ?

Les récentes évolutions du système de types de Python, sur lequel Ocarina s'appuie profondément, font partie de la raison-même de sa faisabilité.
Sans non plus être "le futur", puisqu'il s'agit d'une science établie mais qui est arrivée cruellement tardivement dans notre écosystème.

Tout comme l'IA, qui achève tranquillement de rendre la capacité de nuisance de ce "1%" obsolète.

La gratitude que l'on doit à ces progrès technologiques est aussi immense que la colère de tous ceux qui pestent après, que nous surnommons dans nos contrées les slipologues.

Lire aussi : Haters, par Paul Graham.

Pour toutes ces raisons, j'ai pris la décision de ne JAMAIS perdre mon temps à argumenter lorsque ce n'est pas la peine. J'apprécie argumenter avec des personnes focalisées sur la résolution de problèmes et qui sont douées de bon sens.

Pour le reste : aucun regret à fermer toute PR ou issue inutile.
Certaines personnes ne sont tout bonnement pas faites pour me plaire, et qu'il en soit ainsi.

Ocarina est le premier de mes projets que j'ouvre au public, mais d'autres sont aussi à venir, dont des nettement plus intéressants.

From the underground,
For Now and Forever.

Bonne continuation.


"Un idiot admire la complexité, un génie admire la simplicité, un physicien essaie de simplifier. Pour un idiot, plus c'est compliqué, plus il est admiratif : si l'on produit quelque chose de tellement bordélique qu'il n'y comprend rien, il va te prendre pour un dieu parce que tu as fait quelque chose que personne ne peut comprendre. C'est comme ça qu'on écrit dans les revues académiques : on essaie de tout rendre le plus compliqué possible afin que les gens croient que ces torchons sont géniaux."

― Terry Davis, "le programmeur le plus intelligent qui ait jamais existé"


"Pour avoir de la connaissance, ajouter des choses chaque jour. Pour avoir de la sagesse, enlever des choses chaque jour."

― Lao-Tseu


Игорь Казанова
Hacking from Bastia to Moscow